La Russie de Poutine

 

📍 Saint-Brieuc | Carré Rosengard, Port du Légué

 

Antoine Gyori souhaite dresse un portrait de la Russie actuelle, celle d’un pouvoir autoritaire peu respectueux des libertés individuelles et publiques et celle d’une organisation économique libérale qui a constitué pour la population un bond en arrière comme rarement il s’en est produit dans l’histoire. En profitant de l’élection présidentielle qui a lieu le 4 mars, il va suivre les « NASHI », des jeunes militants du parti politique mis en place par Vladimir Poutine. L’aspect religieux sera également abordé. En effet, depuis peu, la Russie connaît une recrudescence de la religion orthodoxe à travers tout le pays. Plus de deux cents églises doivent être érigées dans les quartiers périphériques de la ville. Un vaste projet destiné à stimuler la foi et simplifier l’accès des fidèles moscovites.

 

Credits : Antoine Gyori

 

Antoine GYORI

Antoine Gyori a commencé sa carrière en 1985 avec une série de reportages sur l’Amérique du Sud qui ont été publiés dans plusieurs magazines français et brésiliens. Il a rejoint le quotidien France Soir en 1986, puis a travaillé pour Le Figaro. En mai 1990, il a été recruté pour rejoindre le staff de l’agence de presse Sygma à Paris pour laquelle il a couvert des événements internationaux aussi divers que les élections présidentielles et la montée de l’intégrisme en Algérie, la guerre du Golfe, la guerre en ex-Yougoslavie, le conflit israélo-palestinien au cours de la première et deuxième Intifada, les première et deuxième guerres en Tchétchénie, et la guerre en Irak. Il est allé deux fois en Afghanistan depuis le début de l’opération « Enduring Freedom ». La couverture de ces événements variés ne l’a pas laissé indemne.
Son accident sur le front bosniaque fournit un exemple des dangers que courent les photoreporters. Le 9 février 1993, lors d’un séjour à Sarajevo, en reportage pour Newsweek sur la ligne de front, Antoine Gyori rentre en contact avec les Serbes d’en face et réussit à les rejoindre pour photographier leur quotidien en première ligne. Pendant le trajet, son véhicule est pris pour cible. Une balle de snipper lui traverse le cou de part en part. Il réussit à arrêter seul l’hémorragie.


C’est un confrère de l’agence Sygma, Patrick Chauvel, qui le trouve au moment où il perd connaissance et réussit à le faire évacuer par les militaires français. Opéré en urgence, il est sauvé miraculeusement. Antoine est maintenant basé à Paris où il travaille pour l’agence Corbis. Son travail est régulièrement publié dans Paris Match, Le Monde, Time, Newsweek et Stern. Ses photographies ont également reçu plusieurs prix, dont le prix Clarion en 1997 pour ses reportages en Tchétchénie. Il a été nominé au World Press en 1994 pour sa couverture sur Sarajevo.

Pratique : du lundi au dimanche, 10h-19h