Cris Toala Olivares

Volcanoes

Synopsis

Toala Olivares travaille depuis plusieurs années sur les relations qu’entretiennent les autochtones avec le volcan à côté duquel ils vivent.

Les volcans, que l’on associe plutôt à des images liées à la préhistoire et aux dinosaures, font en effet partie du quotidien de millions de personnes dans le monde.

Au cours de ses différentes investigations, Toala Olivares s’est rendu compte qu’il y avait une très forte affection des habitants pour « leur » volcan.

Mais pour autant la vie s’organise différemment en fonction des pays et des cultures. Pour Le Festival Photoreporter, Toala Olivares étudie ces interactions en Islande, une île qui a la particularité d’avoir environ 30 volcans actifs dont l’énergie est exploitée durablement par la population

Cris-Toala-OlivaresBiographie

Cris Toala Olivares est un photographe néerlando-équatorien né en 1982 à Manta (Equateur). Il a été diplômé en médecine en 2008 à Amsterdam, où il est actuellement basé. Photographe indépendant, son travail a été publié dans de nombreux magazines tels que National Geographic, Geo, Der Spiegel… mais également via des agences de presse aussi majeures que Reuters ou l’Associated Press.

Ses photographies ont reçu plusieurs récompenses internationales et ont été exposées dans de nombreuses galeries et musées. Il est l’auteur du livre de photo Les Canaux d’Amsterdam.

En août 2015, Cris Toala Olivares, alors qu’il travaillait sur les flancs du volcan Cotopaxi sur ses terres natales en Equateur, assiste à une importante éruption qui l’obligea à évacuer avec les habitants de ces contrées. C’est à ce moment là qu’il mesurer la relation particulière qui existe entre cette montagne active et les gens qui y vivent. Cette expérience l’a mené à étudier les interactions entre les Hommes et les volcans aux quatre coins du monde. Cris Toala Olivares poursuit son travail d’investigation dans 9 destinations dont l’Islande, Cotopaxi and Tungurahua (Ecuador), Stromboli (Italy), Mount Sinabung & Mount Bromo (Indonesia), Mount Ararat (Turkey), Krakatao (Indonesia), Mount Fuji (Japan), Mount Nyiragongo (Congo). Pour chaque voyage, il se concentre sur les liens tissés entre les Hommes et les volcans : croyances religieuses, tensions géopolitiques, recherches scientifiiques, développement durable…

toalaolivares.com

  • Le volcan Maelifell est à cheval entre le glacier Myrdalsjökull et l’Islande. Dans le Sud de l’île, le cône volcanique est fait de cendres et de projections solidifées. Iava a été créé par une des nombres eruptions qui se sont produites sous la glace du Myrdalsjöskull. Le Maelifell a émergé d’un ancien glacier il y a environ 10 000 ans à la fin de la dernière ère glacière. Il est maintenant baigné par les torrents d’eau dûs à la fonte des glaces. Ce cone parfait se dresse à 200 mètres au dessus de la plaine et est couver de grimmia, une mousse qui pousse sur la lave qui a refroidi et a changé de couleur, d’un gris argenté à un vert brillant selon l’humidité du sol. La mousse est une des plantes qui peut pousser en Islande. L’île est en effet caractérisée par une certaine pauvreté botanique puis qu’elle compte moins de 1 300 espèces de plantes (dont 500 espèces de mousses). Seulement 40 pourcent du territoire est couvert par une végétation permanente.
  • KRAFLA POWER PLANT PEISTAREYKIR – Iceland
  • Le sachet de mousse, couvre le passage d’Eldhraun et entoure les cratères de Laki sur les hauts-plateaux d’Islande. C’est ici que les grands torrents de lave venant des éruptions volcaniques de 1783 se sont répandus et ont refroidi par endroits, où la masse fondue incandescente à créé des cours d’eau souterrains qui s’évaporaient d’un coup. Des explosions avaient lieu et des petits cratères se sont ouverts les uns à côté des autres.