Kazuma Obara

Agence Keystone,

En partenariat avec le World Press Photo, Sujet sélectionné lors du World Press Photo 2016 à Amsterdan par Lars Boering, Directeur du WWP et Marc Prüst, Directeur Artistique du Festival Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc.

L’héritage nucléaire

Synopsis

Le projet de Kazuma Obara est issu du partenariat entre le World Press Photo et le Festival Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc. La sélection de ce sujet a été réalisée par Lars Boering, directeur du World Press Photo, institution internationale dédiée au photojournalisme et Marc Prüst, Directeur Artistique du Festival Photoreporter.

Kazuma Obara axe ses travaux sur les zones sinistrées de la planète par des accidents nucléaires. Pour le Festival, il retrace l’histoire des tests nucléaires réalisés par le gouvernement américain au Japon. Son sujet « l’Héritage nucléaire », propose une démarche originale qui sort du photojournalisme classique. Il explore les conséquences des essais nucléaires menés en 1954 par le gouvernement américain sur la zone de l’atoll Bikini dans les Îles Marshall.

Sur un bateau de pêche japonais, 26 marins ont été reconnus victimes de radiation suite aux tests. Cependant, dans des documents publiés voilà seulement 3 ans, des tests ont révélé qu’au moins 10 000 personnes ont été directement irradiées au large de l’atoll Bikini. Le projet de Kazuma Obara montre les effets de cet héritage caché au travers de l’histoire d’une femme, une mère qui s’est suicidée après avoir confié à sa fille qu’elle détenait des documents confidentiels. Quelques jours seulement après le suicide, le père les a tous brûlé. Kazuma Obara utilise l’appareil photo acquis en 1955 par le pêcheur pour documenter les lieux qui jouent un rôle dans cette histoire. Ces éléments seront combinés pour former un objet de recherche approfondie et unique sur les effets à long terme de la radiation nucléaire.

Kazuma-ObaraBiographie

Kazuma Obara est un photojournaliste basé au Royaume-Uni et au Japon. Après le tsunami et le désastre nucléaire en 2011, il a commencé à s’informer sur la région sinistrée, photographiant l’intérieur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Kazuma Obara a été le premier photojournaliste à montrer l’intérieur de l’usine de Fukushima.

Son travail dans les régions impactées a été publié sous le titre Reset Beyond Fukushima, publié par Lars Müller Publishers en 2012. En 2014, il s’est concentré sur les victimes de la deuxième Guerre mondiale au Japon et a autopublié le livre-photo «Histoires Silencieuses» qui a été présélectionné à Paris Photo.

Kazuma Obara a également travaillé sur le sujet des ouvriers de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Depuis 2015, il étudie à l’Université de Londres en master Photoreportage et Photographie Documentaire. Il est représenté pat l’agence photo suisse Keystone. Ses photographies paraissent régulièrement dans The Guardian, Courrier International, Zeit, El Mundo, la BBC, CNN, NHK et Days Japan.

Bibliographie |Resia

kazumaobara.com