Mari Bastashevski

L’exposition « Rien de personnel », s’attache à l’image de marque des sociétés vendant des technologies d’espionnage aux fonctionnaires d’état. Un enjeu économique mondial mais pas que…

Lorsque nous évoquons les questions relatives à l’interception des données à grande échelle, nous pensons à facebook, Icloud, Citizen 4….mais il y a une autre industrie, qui elle, génère plusieurs milliards de dollars avec des bénéfices 5 fois supérieurs à 2014: la surveillance des communications de masse commanditées par les États . Véritable import-export de données, créé par des entreprises de haute technologie de surveillance mondiale, il s’agit d’une arme destinée à préserver le pouvoir en place en portant atteinte à la vie privée de ceux qui s’opposent à l’État (entre autre). L’insertion de virus en toute transparence et discrétion dans nos ordinateurs, téléphones mobiles servent d’interface entre le serveur et l’utilisateur. Sur la toile désormais, nos moindres faits et gestes sont traqués, utilisés. Ce collectage de photos concerne 15 pays différents, regroupe du matériel promotionnel inédit, des tickets de support client, un dossier de correspondance entre l’artiste, les entreprises, et les entités étatiques

  • Trovicor, Zurich Switzerland 2015
  • “Endance” Cambridge UK, 2015.
  • “NeoSoft” Zurich, Switzerland 2015

 

PP_MariB

 

Biographie

Danemark

Née à saint- Petersbourg en 1980, elle suit une formation en histoire de l’art et en science politique. Son travail est axé sur l’investigation, le journalisme et l’art. Il vise à défier les modes de diffusions de l’information existants et à créer un pont entre ces pratiques. Son projet en cours “State Business” (Raison d’Etat), lancé en 2010, porte sur le conflit international et l’industrie d’interception de masse, ses participants et strates du secret d’Etat qui les régissent. Par ailleurs, elle travaille sur d’autres projets en parallèle, “Empty with a whiff of blood and fumes (Vide, avec les relents de sang et de fumée), une oeuvre qui s’attache au lien entre argent, pouvoir et crime organisé dans l’Ukraine en construction jusqu’à la guerre hybride de 2014. Entre 2007 et 2010, elle a travaillé dans le Nord Caucase russe sur le “dossier 126”, un projet sur les enlèvements de civils sous couvert de régime antiterroriste russe.

 

Lieu d’exposition : Maison de l’Agglomération