Philippe Chancel

Israël, Cisjordanie, vallée du Jourdain, Evil of the Eden

G.P.S : 31°52’ 16.99’’N 35° 26’ 02.67’’ E
Le Jourdain ; de part et d’autre du lac de Tibériade et de la Mer Morte, le fleuve Jourdain sédimente une vallée marquée par les soubresauts de l’histoire depuis les temps bibliques jusqu’à aujourd’hui. Cette eau si précieuse et si disputée au cœur du Proche-Orient est aussi une frontière géopolitique ultra-sensible qui exacerbe les velléités politiques et identitaires des Arabes, des Juifs mais aussi des Chrétiens.
Récemment les instances israéliennes ont montré leur détermination à poursuive leur volonté expansionniste sur la vallée  encore peuplée de 60 000 Palestiniens qui sont, (pour combien de temps encore ?) les derniers Bédouins à vivre librement dans la région rendant encore plus explosives les tensions entre Juifs et Arabes en Cisjordanie au nom de la sacro-sainte religion.

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Biographie

Portrait de Philippe ChancelDepuis plus de vingt-cinq ans, Philippe Chancel poursuit une expérience photographique dans le champ complexe, mouvant et fécond, entre art, documentaire et journalisme. Né en 1959 à Paris, initié très jeune à la photographie, Philippe Chancel étudie les sciences économiques à l’université de Nanterre et le journalisme au CFPJ de Paris.

Des reportages successifs dans les ex-pays de l’Est marqueront ses débuts dans le photojournalisme. Il a affirmé progressivement une nouvelle approche de la photographie documentaire, en particulier avec son travail sur le monde de l’art contemporain. DPRK, sa vision de la Corée du Nord, a été montré pour la première fois aux Rencontres d’Arles (2006), et a fait l’objet d’un livre aux éditions Thames&Hudson, ce qui lui a valu le début d’une reconnaissance internationale. Emirates project a été présenté pour la première fois à la 53e Biennale de Venise (pavillon d’Abou Dhabi) avec Catherine David comme commissaire, puis à l’exposition Dreamlands au Centre Pompidou (commissariat Quentin Bajac) en mai 2010.

Philippe Chancel travaille actuellement sur un nouveau terrain documentaire intitulé Data Zone, qui cherche à montrer sous ses multiples facettes et des aspects inédits des territoires surexposés ou au contraire inconnus des radars médiatiques. Son travail sur Fukushima qui lui vaut d’être finaliste du prix Pictet en 2013 et celui sur Marikana en Afrique du sud, exposé aux dernières rencontres d’Arles, s’inscrivent dans ce contexte politique. La Datazone de la vallée du Jourdain prend place dans cette fresque Politique.