Philip Blenkinsop

Son sujet : Burma before the change (Birmanie)

Vingt-quatre ans après ses premières incursions en Asie, Philip Blenkinsop a tourné son regard sur le Myanmar, un pays qui, après des années de portes closes, est aujourd’hui fermement aux prises au changement. Son intention n’est pas de se concentrer sur les conflits qui continuent d’agiter cette terre, mais plutôt de recueillir une collection de moments, nimbés dans l’âme de l’instant, un temps à la lisière du changement, avant qu’il ne disparaisse à jamais. Une offrande photographique comme une manière unique de célébrer le témoignage d’un mode de vie qui aura disparu pendant notre génération.

Extraits de l’exposition

© Philip Blenkinsop© Philip Blenkinsop© Philip Blenkinsop

A découvrir au Carré Rosengart, à Plérin

Ces 3 photos sont utilisables par la presse, sous réserve de la mention du © Philip Blenkinsop, jusqu’au 11 novembre 2013

Biographie

Portrait de Philip Blenkinsop ©Robert Simeon

Philip Blenkinsop (Anglo-australien)
©Robert Simeon

Du Laos aux guérillas du Timor oriental, le reporter Philip Blenkinsop fait le portrait d’une Asie violente et contrastée. Egalement célèbre pour ses reportages sur les violences ethniques de l’île de Kalimantan, ou sur la rébellion musulmane du sud de la Thaïlande, il a pour ambition de questionner l’éthique et l’esthétique du photojournalisme.

Lauréat du prix Scam Roger Pic en 2004, en récompense de son travail sur les Hmongs, intitulé « Laos, la guerre secrète », l’artiste reçoit la même année le prix Photojournalisme du Concours annuel Amnesty International Medias Awards et le premier prix World Press Photo.

Membre de l’Agence VU puis de l’agence Noor en 2008, il s’est aussi vu attribuer le Visa d’or catégorie « News » lors du 20e festival de photojournalisme de Perpignan, en hommage à son reportage sur le séisme de mai 2008 en Chine.

Publiés par Paris-Match et Time Magazine, ses clichés témoignent de la réalité de ces régions sinistrées, entre usines désaffectées et villageois intoxiqués.

Blenkinsop s’impose alors comme un reporter profondément humain qui, malgré la crudité de ses photographies, rend compte avec douceur et poésie du chaos de l’Asie du sud-est.