Afghanistan, dans les prisons pour femmes

 

📍 Saint-Brieuc | Carré Rosengard, Port du Légué

 

Libertinage, blasphème, consommation d’alcool, adultère, fuite du domicile, et même viol… En Afghanistan, près des trois quarts des femmes enfermées dans les prisons le sont pour des crimes dits « moraux ». Mais dans un pays où les droits des femmes sont bafoués, c’est en prison qu’elles respirent enfin… L’univers pénitentiaire afghan est paradoxal.
Les prisonnières jouissent d’une certaine liberté à l’intérieur du centre de détention. Elles vont et viennent à leur guise, la plupart sans le voile, fument des cigarettes, se maquillent… Elles ont accès à des cours d’alphabétisation, d’anglais ou d’informatique proposés par des ONG afghanes. Cependant, tout ceci leur sera complètement inutile à l’extérieur car elles n’auront pas le droit d’exercer une activité professionnelle.

Le projet de Sonia Naudy est de montrer « l’après-prison », car c’est souvent à ce moment là que le plus dur commence pour les ex-prisonnières…

 

Credits : Sonia Naudy

 

Sonia NAUDY

Anthropologue de formation, passionnée par l’image, Sonia Naudy entame une thèse en sémiologie de la photographie en 2009 à l’Institut Français de Presse. Intéressée par le sort des femmes en prison, ses recherches l’amènent en Afghanistan en juin 2010. C’est le début d’un projet photographique passionnant sur les prisonnières afghanes.

Son travail a été publié dans un magazine féminin indépendant, Shi’zen, en juillet 2011, puis dans le numéro 1 du magazine Là-Bas en mars 2012. Elle a également remporté des distinctions lors de concours photographiques : 3eme prix du concours « les photographies de l’année 2011 », catégorie étudiant ; Prix du mérite du concours « Yonhap International Press Photo Awards 2011 ».

Pratique : du lundi au dimanche, 10h-19h